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L'Autre à l'ère du numérique : une humanité en péril ?

En tant que neuroscientifique, ce qui émeut le plus dans un cerveau humain est sa sensibilité. Connaissons-nous un autre organe vivant capable de s’émouvoir d'une caresse, d'un sourire, d'un paysage, d'une oeuvre d’art ou bien d'une rime ? Capable de souffrir tout autant d’une agression physique que d’une parole blessante ? Comment un organe, fait de chair et de sang, raisonné, intégratif et logique peut-il s’interroger sur la valeur et les conséquences éthiques de ses comportements, pour lui-même et pour l’Autre, cerveau en miroir, profondément sensible et donc tout aussi vulnérable ?

« Une partie de la genèse de nos capacités se niche dans notre sphère émotionnelle. Un cerveau humain peut ressentir des émotions. Mais qu’est-ce qu’une émotion ? »

Se poser ces questions, c’est entrer dans l’intimité de l’organe cérébral, dans sa structure et sa fonction pour lever le voile sur des capacités phénoménales teintées de fragilité.

Mouvement vers l'extérieur

Une partie de la genèse de nos capacités se niche dans notre sphère émotionnelle. Un cerveau humain peut ressentir des émotions. Mais qu’est-ce qu’une émotion ? La racine étymologique de ce mot est « ex / movere », qui signifie « mouvement vers l’extérieur », éclairant une première information fondamentale : une émotion est faite pour être vue. C’est un état vécu par le cerveau qui devient visible de l’extérieur par l’entremise du corps. La colère, initiée au niveau cérébral comme toutes les émotions par, notamment, les régions amygdaliennes, est un état corporel dont les signes sont éloquents : rougeur du visage, contractions des muscles de la mâchoire et des mains, augmentation de la fréquence respiratoire, froncement de sourcils, etc. Impossible de passer à côté, la colère a une signature corporelle visible, tout comme la tristesse, la joie, la peur, la surprise ou le dégoût, les fameuses six émotions primaires [1].

Il a été démontré que ces émotions de base sont reconnues indifféremment de l’ethnie d’origine du sujet, offrant un fondementà l’universalité de ces émotions à l’échelle de l’espèce humaine [2]. C’est cette potentielle universalité des émotions, au moins des plus primaires, qui nous permet de comprendre en tant qu’être humain que si un bébé pleure, où qu’il soit dans le monde et quelle que soit son ethnie, il essaie de communiquer un problème. Cette externalisation non-verbale de son état a, à la fois, une valeur informative et une résonance en nous parce que nous savons ce que c’est de pleurer. L’émotion est une forme de communication non verbale. Elle transmet un contenu informatif, sans mots, d’un cerveau à un autre. C’est ainsi que les besoins des bébés nous parviennent. Sans maîtrise du langage, il ne leur reste que leurs émotions, marqueurs corporels consensuels efficaces pour nous renseigner sur leur état : un état vécu, communicable et partageable. En effet, voir quelqu’un de triste, surtout un proche, ne nous rend-il pas triste nous aussi ? Ne sommes-nous pas poreux aux émotions de l’Autre ? Ces contenus informatifs ne trouvent-ils pas un écho dans le cerveau de celui qui les regarde ? Mais par quel prodige ?

Miroir, mon beau miroir

Depuis plusieurs années, il a été détecté dans le cerveau humain des neurones dits « miroirs » [3]. Ces neurones s’activent de manière identique pendant la réalisation d’une action ou à la vue de cette réalisation d’action par un autre être humain. Attention, ce n’est pas un mouvement particulier qui active ces neurones, c’est la finalité de celui-ci. Pour bien comprendre, nos neurones miroirs ne s’activent pas à la simple vue d’un mouvement de main mais en observant un mouvement de main saisissant, par exemple, un objet. La saisie de l’objet est la finalité de l’action. Le mouvement en lui-même n’est rien. C’est l’interaction entre la main et l’objet qui fait émerger une finalité à l’action. Nos neurones miroirs ne s’activent qu'en voyant cette finalisation d’interaction. Ces neurones étant disséminés au niveau cérébral, on parle désormais de système miroir. Son rôle dans les processus d’apprentissage moteurs par imitation a été régulièrement mis en évidence depuis les années 90 [4][5]. En effet, il nous permet, en nous appropriant l’Autre dans ses finalités motrices, de les copier, de les imiter et d’accélérer nos apprentissages en améliorant nos propres programmes moteurs.

« À la base notamment de l’empathie, la théorie de l’esprit nous autorise non seulement à nous mettre à la place de l’Autre pour appréhender ses états mentaux présents mais également ses états mentaux futurs. En devenant capables de prédire les comportements de nos semblables, nous pouvons donc éviter qu’ils ne se produisent. »

Bien que le rôle de ce système miroir continue d’interroger fortement la recherche en neurosciences car son fonctionnement reste profondément complexe, son apport dans nos capacités à apprendre de l’Autre est évident [6]. C’est ainsi, au travers du regard que nous portons à l’Autre, que nous pouvons potentialiser toutes nos activités motrices, de la marche à la parole, de l’écriture au geste de réconfort. Les neurones miroirs s’apparenteraient à des catalyseurs d’apprentissage. L’Autre deviendrait ainsi un mentor perpétuel. Mais cette relation se limite-t-elle à la motricité ?

Théorie de l'esprit

Bien sûr que non ! Il existe une autre capacité miroir au niveau cérébral que l’on nomme la théorie de l’esprit [6], une capacité qui nous permet d’avoir une théorie sur le fonctionnement de l’esprit de l’Autre. À quoi pense-t-il ? Pourquoi fait-il cela ? Souffre-t-il ? Cette capacité nous permet ainsi de nous approprier les finalités cognitives et émotionnelles de l’Autre.

Le réseau cérébral associé à la théorie de l’esprit est différent de celui associé aux neurones miroirs. Il inclut en effet, et de manière importante, les régions préfrontales médianes [7] (les régions préfrontales sont les régions cérébrales les plus récentes du point de vue évolutif et les plus développées du règne animal chez l’être humain). Pour autant, il a été prouvé un lien entre les deux systèmes (miroir et de théorie de l’esprit) où chacun aurait un rôle précis : identification de l’action initiée par l’Autre par le premier système (miroir) puis attribution d’intention cognitive et affective de cette action par le second système (théorie de l’esprit) [8]. Une continuité existerait donc dans la compréhension des intentions de l’Autre, d’abord en s’appropriant ses mouvements puis leurs objectifs profondément complexes à l’échelle cognitive et affective. Dès la genèse du mouvement de l’Autre jusqu’à son objectif, en tant qu’observateur humain, nous pouvons, en miroir, nous approprier la trame pertinente de l’ensemble du comportement de l’Autre. L’Autre est ainsi semblable à moi (l’analyse de similitudes étant préférentiellement associée à l’activation du cortex préfrontal ventro-médian) ou est différent de moi (l’analyse de différences étant préférentiellement associée à l’activation du cortex préfrontal dorso-médian) [7]. Comparer nos intentions à celles de l’Autre, c’est un premier pas pour le comprendre.

À la base notamment de l’empathie, la théorie de l’esprit nous autorise non seulement à nous mettre à la place de l’Autre pour appréhender ses états mentaux présents mais également ses états mentaux futurs. En devenant capables de prédire les comportements de nos semblables, nous pouvons donc éviter qu’ils ne se produisent. Si je sais que mes mots pourraient faire pleurer l’Autre, ne serait-il pas le moment de me taire ? Ce type de comportement correcteur trouve son origine dans deux capacités : émotionnelle (j’ai déjà souffert, je sais ce que c’est) et de compréhension (je comprends que l’Autre puisse souffrir car, dans cette situation, moi aussi je souffrirais). L’Autre c’est moi et moi c’est l’Autre. Il s'agit d'une frontière très fine entre deux cerveaux humains, un équilibre subtil où ma connexion à l’Autre m’enrichit tout autant qu’elle peut me blesser. Quelle meilleure stratégie finalement que d’être un cerveau profondément social, préservant son intégrité en préservant d’abord celle de l’Autre ? N’est-ce pas là, d’ailleurs, les fondements de notre humanité ?

Et l'éthique fût

Où siège notre humanité dans notre cerveau ? Est-ce une capacité ou un produit comportemental ? Pour tenter de répondre à cette question, quoi de mieux que de s’intéresser à nos processus décisionnels. Pendant longtemps, le cerveau a été vu comme un organe qui compilait et traitait des données, profondément raisonné et cartésien. Une vision mise à mal en neurosciences par Antonio Damasio et sa fascinante théorie des marqueurs somatiques [9]. Damasio fait partie des premiers à avoir compris que le cerveau s’appuie sur ses émotions pour prendre des décisions. Mieux que cela, il se base sur la prédiction d’un futur émotionnel associé à chacun des choix à faire dans son présent. Nous décidons en nous projettant émotionnellement dans notre futur. En envisageant nos futurs émotionnels possibles, nous prenons des décisions qui évitent à notre cerveau d’être en désaccord émotionnel avec elles. Les travaux de Damasio nous démontrent notamment que le cortex préfrontal ventro-médian est la région qui s’active quand il y a une nouvelle occurrence d’association entre un stimulus (perçu par exemple comme aversif : un chien) et l’état émotionnel ressenti alors par le corps (la peur).

« Plusieurs études ont pu démontrer qu’entraîner les enfants dans la reconnaissance des émotions et de la pensée des autres, notamment au travers d’échanges verbaux en face à face avec des adultes ou des enfants de même âge, augmentait leurs capacités en théorie de l’esprit. »

Parce que nous apprenons des associations entre stimulus et conséquences émotionnelles sur notre corps, il est possible d’anticiper ces ressentis et donc de les éviter lorsqu’ils sont aversifs. Or, comme exposé précédemment, c’est également ce même cortex préfrontal ventro-médian qui s’active lorsque nous repérons chez l’Autre des états cognitifs, émotionnels ou intentions qui nous apparaissent semblables aux nôtres. Ainsi, si je suis capable de prévoir ce que je vais ressentir face à un chien (dans l’hypothèse où j’en ai peur), n’est-ce pas intéressant de comprendre que je puisse également anticiper ce qu’une autre personne devant moi, phobique des chiens, pourrait ressentir ? Dans cette situation, n’est-il pas humain/éthique de choisir de ne pas exposer cette personne à un chien ?

Il est à noter que c’est également le cortex préfrontal médian qui est au coeur de nos prises de décision [10]. S’il m’est possible de m’approprier l’Autre, cérébralement, mes choix ne vont-ils pas essayer de l’épargner ? Comment appeler cela ? Éthique, humanité ? C’est un comportement décisionnel qui corrige une éventuelle réactivation des régions cérébrales pouvant me faire revivre quelque chose d’aversif à travers ce qui arrive à l’Autre. Être éthique c’est comprendre et s’approprier la souffrance de l’Autre et se l’épargner à tous les deux, par nos choix, par anticipation.

Un cerveau peut énormément souffrir émotionnellement, c’est d’ailleurs sa plus grande fragilité. Pour ne pas souffrir, il est capable de se projeter avant toute prise de décision. Pourrais-je vivre avec ce choix ? Ce choix pour moi ? Ce choix pour l’Autre ? De cette fragilité peut émerger une de ses plus grandes forces : sa capacité d’éthique. Parce que je sais que l’Autre peut souffrir par ce choix que je pourrais faire, alors je ne le fais pas. L’éthique pourrait donc s’apparenter également à un comportement correcteur et décisionnel.

L'Autre à l'ère du numérique

Plusieurs études ont pu démontrer qu’entraîner les enfants dans la reconnaissance des émotions et de la pensée des autres, notamment au travers d’échanges verbaux en face à face avec des adultes ou des enfants de même âge, augmentait leurs capacités en théorie de l’esprit [11].

La relation régulière et directe à l’Autre nous permet donc de nous améliorer dans la compréhension de ses états mentaux et émotionnels.

Logiquement, ne pas travailler ces interactions devrait au moins ne pas potentialiser ces compréhensions voire les diminuer. Une étude très récente explore cette hypothèse en évaluant la relation entre l’utilisation du numérique et les capacités en théorie de l’esprit. Elle démontre qu’une exposition excessive aux écrans a un effet fortement délétère sur les capacités en théorie de l’esprit des adolescents [12].

Nos outils numériques les plus développés actuellement sont des outils de communication : le téléphone, internet et les réseaux sociaux font tous la part belle aux écrans.Moi devant un écran, communiquant avec l’Autre derrière un écran. Mais un écran fait écran, il fait écran à l’Autre… Je disparais de la vue de l’Autre et l’Autre disparaît de ma vue. Comment s’approprier alors ses intentions, objectifs et affects s’il est invisible ? Comment cet Autre peut-il s’approprier nos intentions, nos objectifs et nos affects, s’il ne nous voit plus quand nous sommes en colère ou triste ? L’outil numérique devient un mur qui s’oppose à nos compétences sociales, à notre capacité de théorie de l’esprit, à notre communion émotionnelle, à la possibilité de voir l’Autre comme un mentor mais aussi comme un alter ego, un autre moi.Au niveau cérébral, la fonction fait l’organe. Aristote a eu une jolie formule pour décrire cet état de fait : « Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence n’est donc pas une action mais une habitude. » Quelle habitude créons-nous, très jeunes parfois, devant un écran, en cécité de l’Autre ? L’Autre ne devient pas moi et je ne deviens pas l’Autre.

La plasticité cérébrale, qui représente toutes les adaptations à la fois structurelles et fonctionnelles d’un cerveau pour intégrer de l’information et des capacités, diminue de manière importante avec l’âge [13]. Non pas que le vieillissement cérébral ne nous permette plus d’avoir d’adaptations mais parce que la plasticité cérébrale n’est pas qu’un mécanisme de neurogenèse (production de nouveaux neurones, assez anecdotique au niveau cérébral) ou de création de synapses et de nouveaux réseaux cérébraux (processus majoritaires), c’est aussi avoir la possibilité de les mettre en place en modifiant en profondeur la structure et le fonctionnement de l’organe. Et ceci devient de plus en plus difficile avec le temps car ces réseaux sont déjà mobilisés.

Nos apprentissages les plus puissants se mettent donc en place très jeunes. Les régions préfrontales ont un temps de développement long chez l’être humain et leur maturation vers l’âge de 25-30 ans clôture d’ailleurs la maturation cérébrale totale [14][15][16]. Il est ainsi intéressant de constater que le pic d’efficacité du cerveau rejoint le moment où il est à son maximum structurel. Tout ce qui se passe donc avant cet âge aura des conséquences particulièrement importantes sur le développement de l’organe et de ses capacités.

Pendant ses presque trois décennies de développement critique, le cerveau a besoin de fortement pratiquer ses compétences pour les inscrire de manière pérenne dans sa structure. Le cerveau humain est d’une infinie complexité où l’Autre a toute sa place, particulièrement dans les premières phases de construction de l’organe. L’Autre comme un mentor pour que j’apprenne de lui et que je m’améliore, l’Autre comme un autre moi, émotionnel et fragile. Le jeune cerveau humain doit apprendre à développer ses capacités miroirs en face d’un autre être humain fait de chair, de sang et d’émotions. Ex movere… Et quand il s’agira de prendre des décisions éthiques pour l’Autre, décisions dont nos sociétés regorgent comme le démontre le délicat débat sur la fin de vie, il nous faudra des cerveaux qui aient travaillé leur excellence cérébrale sur leur connaissance de l’Autre, ses émotions, ses pensées, pour être capable de produire consensuellement une éthique à la hauteur des enjeux. La question serait donc celle-ci : en toute conscience, les jeunes cerveaux qui se développent actuellement dans un paysage numérique en cécité de l’Autre peuvent-ils devenir les cerveaux éthiques que notre société humaine est en droit d’exiger, pour notre bien et celui de l’Autre ?

« Le cerveau humain est d’une infinie complexité où l’Autre a toute sa place, particulièrement dans les premières phases de construction de l’organe. L’Autre comme un mentor pour que j’apprenne de lui et que je m’améliore, l’Autre comme un autre moi, émotionnel et fragile. »

Bibliographie

[1] Ekman P. et Keltner D. (1997), « Universal facial expressions of emotion: an old controversy and new findings », dans Segerstrale U. et Molnar P., Non Verbal Communication. Where Nature Meets Culture, New Jersey, Routledge.

[2] Sauter D.A., Eisner F., Ekman P., et Scott S.K. (2010), « Cross-cultural recognition of basic emotions through nonverbal emotional vocalizations », PNAS, 107 (6), p. 2408-2412.

[3] Keysers. C et Gazzola V. (2010), « Social Neuroscience: Mirror Neurons recorded in Human », Current Biology, 20 (8), p. 353-354.

[4] Buccino G., Vogt S., Ritzl. A, Fink. GR, Zilles. K, Freund. HJ et Rizzolatti. G. (2004), « Neural circuits underlying imitation learning of hand actions: an event-related fMRI study », Neuron, 42 (2), p. 323-334.

[5] Iacoboni M., Woods R.P., Brass M., Bekkering H., Mazziotta J.C. et Rizzolatti G. (1999), « Cortical mechanisms of human imitation », Science, 286 (5449), p. 2526-2528.

[6] Stuss D.T., Gallup G.G et Alexander M.P. (2001), « The frontal lobes are necessary for “theory of mind” », Brain, 124 (2), p. 279-286.

[7] Carrington S.J. et Bailey A.J. (2009), « Are there theory of mind regions in the brain? A review of the neuroimaging literature », HBM, 30 (8), p. 2313-2335.

[8] Thompson E.L., Bird G. et Catmur C. (2022), « Mirror neuron brain regions contribute to identifying actions, but not intentions », HBM, 43 (16), p. 4901-4913.

[9] Damasio A. R. (1995), L’erreur de Descartes, Paris, Odile Jacob.

[10] Euston D.R., Gruber A.J. et McNaughton B.L. (2012), « The role of medial prefrontal cortex in memory and decision making », Neuron, 76 (6), p. 1057-1070.

[11] Grazzani I. (2024), « Promoting theory of mind and emotion understanding in preschool settings: an exploratory training study », Front. Psychol., 15. DOI : https://doi.org/10.3389/fpsyg.2024.1439824

[12] Sain D., Demirci H. et Bilge Y. (2026), « Screen exposure and social cognition: examining the relationships between screen time, smartphone addiction, internet addiction, and theory of mind components in adolescents », Psicol Reflex Crit., 39 (1), 8. https://doi.org/10.1186/s41155-026-00381-6

[13] Bonnet M. (2021), Quand le cerveau apprend, Montrouge, ESF Sciences Humaines.

[14] Puxeddu M.G., Faskowitz J., Betzel R.F., Petti M., Astolfi L. et Sporns O. (2020), « The modular organization of brain cortical connectivity across the human lifespan », Neuroimage, 218. DOI : https://doi.org/10.1016/j.neuroimage.2020.116974

[15] Riedel L., van den Heuvel M.P. et Markett S. (2022), « Trajectory of rich club properties in structural brain networks », HBM, 43 (14), p. 4239-4253.

[16] Zhao T., Cao M., Niu H., Zuo X.N., Evans A., He Y., Dong Q. et Shu N. (2015), « Age-related changes in the topological organization of the white matter structural connectome across the human lifespan », HBM, 36 (10), p. 3777-3792.

Modifié le 01/07/2026

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